L’appel à Nourrir l’espoir, notre thème quinquennal, continue d’inspirer la mission de Développement et Paix – Caritas Canada. En jetant un regard rétrospectif sur l’année écoulée, nous sommes frappé·e·s par la profondeur de la dépendance de notre travail à l’égard de la force de la communauté. Les communautés formées des évêques, du clergé, du personnel, des membres, des personnes donatrices et des partenaires, ici au Canada comme ailleurs dans le monde, sont à l’origine de notre résilience et de notre renouveau. Nous sommes reconnaissant·e·s envers chacune et chacun d’entre vous d’avoir soutenu cette mission en cette période de défis et de changements.
Sous l’impulsion des États-Unis, les gouvernements occidentaux se détournent considérablement de la solidarité internationale. Le dernier budget du Canada, par exemple, a réduit les dépenses d’aide internationale de 2,7 milliards de dollars sur quatre ans. À l’échelle mondiale, ces coupes auraient supprimé environ 84 milliards de dollars d’aide d’ici la fin de 2025. Au sein de la confédération Caritas, 2 500 emplois ont été supprimés et les budgets ont dû être réduits de 25 %. Pour les personnes les plus appauvries et les plus vulnérabilisées, cela pourrait faire la différence entre la vie et la mort.
Par ailleurs, bon nombre des pays dans lesquels nous travaillons sont accablés par le poids de la dette. Aujourd’hui, 3,4 milliards de personnes vivent dans des pays qui dépensent plus pour le service de la dette que pour la santé ou l’éducation. L’appel du Jubilé 2025 à annuler les dettes injustes nous a donc offert une voie vers le renouveau spirituel.
Les efforts déterminés de nos membres et de nos sympathisant·e·s pour faire face à la crise de la dette à travers la campagne mondiale Transformer la dette en espoir de Caritas Internationalis nous rappellent que même avec moins d’argent public pour soutenir la coopération internationale, notre voix et notre action collectives peuvent faire une différence profonde.
Dans les pages qui suivent, vous trouverez des témoignages du Bangladesh, de la Bolivie, d’Haïti, de la Sierra Leone et d’ailleurs. Ce sont des histoires de communautés qui nourrissent l’espoir dans des circonstances difficiles. Elles révèlent ce qui devient possible lorsque les gens s’unissent dans la solidarité, qu’il s’agisse de lutter contre la pauvreté, de répondre à des crises ou d’œuvrer pour la justice et la paix.
Un moment marquant de notre année a été notre visite à Bethléem, où nous avons rencontré notre partenaire Caritas Jérusalem. Le cardinal Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem, a prononcé des paroles qui continuent de résonner :
« Il n’est pas facile de parler d’espoir ici. Il ne faut pas confondre espoir et solutions – politiques, sociales ou économiques. La solution n’est pas pour demain. Mais l’espoir n’est pas une solution. L’espoir chrétien est autre chose. C’est le désir de changer la réalité. Ce désir est toujours présent chez Caritas. Nous n’abandonnons pas. Nous n’abandonnerons jamais. Notre amour n’est pas qu’un mot, c’est une action. »
— Cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem
Ces mots, bien que prononcés à propos de la Palestine, trouvent un écho partout où la souffrance humaine persiste.
Merci de nous accompagner dans ce voyage et de partager notre désir de changer la réalité pour en faire une réalité qui nourrit l’espoir.

Présidente du Conseil national

Directeur général par intérim
Présidente : Gabrielle Dupuis (Ontario)
Vice-présidente : Tashia Toupin (Ouest)
Trésorier : Danny Gillis (Atlantique)
Secrétaire : Frank Fohr (Ontario)
Membre : Mgr Jon Hansen (évêque, Ouest)
Présidente sortante : Brenda Arakaza (représentante jeunesse francophone)
Don Devine (Atlantique)
Simone Fournier (Québec)
Mgr Martin Laliberté (évêque, Québec)
Reanne Laurie (représentante jeunesse anglophone)
Teresa McKerral (Ouest)
Marjolaine Mondon (Québec)
Luc Picard (membre général)
Mgr Pierre-Olivier Tremblay (évêque, Ontario)
Mgr Bart Van Roijen (évêque, Atlantique)
Du 1er septembre 2024 au 31 août 2025

investis dans des projets à l’étranger

de personnes touchées directement et indirectement par nos projets à l’étranger

en Afrique, en Amérique latine, en Asie, en Europe de l’Est et au Moyen-Orient

dans 34 pays


Haïti est l’un des pays les plus durement touchés par les impacts des changements climatiques même si son empreinte carbone est une des plus basses au monde. Depuis le séisme de 2021, l’économie peine à se redresser. Les montagnes
dénudées et les côtes fragiles portent encore les séquelles du cyclone Matthew de 2016. Dans les zones montagneuses, l’agriculture est pratiquée sur des terres inadaptées : près de 70 % des sols ne sont pas propices à la culture, mais sont malgré tout exploités, ce qui accentue l’érosion des terres.
Sur la côte sud d’Haïti, les écosystèmes terrestres et marins des communes Les Anglais et Tiburon sont gravement menacés. La déforestation, les feux de brousse et des pratiques agricoles non durables appauvrissent les sols, tandis que l’érosion côtière, la surpêche et la perte des habitats marins menacent les moyens de subsistance locaux.
Face à ce constat, le projet PRADECO, a été lancé en octobre 2024, avec notre partenaire l’Institut de Technologie et Animation (ITECA). D’une durée de trois ans (2024-2027), il vise à réduire la vulnérabilité climatique des populations vivant de ces écosystèmes, à travers une approche participative et inclusive intégrant l’égalité entre les femmes et les hommes et la jeunesse. Il rejoindra indirectement plus de 53 000 personnes, dont 47 % de femmes.
Le projet s’articule autour de deux axes :
Financé par le gouvernement du Québec dans le cadre du Programme de coopération climatique internationale, ce projet s’inscrit dans le Plan pour une économie verte 2030.

Entre 2022 et 2025, notre partenaire Justiça nos Trilhos (JnT, Justice sur les rails) a accompagné les communautés
dans l’État du Maranhão, au nord-est du pays dans la défense de leurs territoires et leur lutte pour une justice écologique face aux impacts destructeurs de l’industrie minière et de l’agriculture industrielle.
Le projet a :
Grâce au travail de JnT le long du chemin de fer qui relie la mine de Carajás au port de São Luís, 11 communautés ont développé des actions stratégiques communes pour prévenir et dénoncer les violations des droits humains et de l’environnement.
Lors de la dernière année, à Açailândia, à Buriticupu et à Alto Alegre do Pindaré :


Au cours de la guerre civile qui a ravagé la région du Tigré, dans le nord de l’Éthiopie, de 2020 à 2022, des violences extrêmes, des crimes de guerre et de graves violations des droits humains auraient été commis à grande échelle. Les femmes et les filles, qui ont été disproportionnellement ciblées, en subissent encore aujourd’hui les profondes répercussions. Afin de soutenir leur rétablissement et celui de leurs communautés, nous avons lancé un projet en collaboration avec notre partenaire local, le Adigrat Diocesan Catholic Secretariat.
Ce projet d’une durée de 14 mois, qui s’est achevé en juin 2025, a fourni des services intégrés à 150 femmes qui
avaient tout perdu pendant la guerre : leur famille, leurs biens et leur maison. Elles ont bénéficié d’une formation
à l’entrepreneuriat et d’un soutien financier pour lancer des activités génératrices de revenus à petite échelle, telles que l’ouverture d’un café ou d’un salon de coiffure, ou l’élevage de poulets, de chèvres, de moutons, etc.
Les femmes ont également bénéficié d’un soutien psychosocial et ont rejoint un groupe d’entraide qui se réunit régulièrement, ce qui a renforcé leur vie sociale. Elles se consultent mutuellement, partagent leurs défis et leurs aspirations, économisent ensemble et prêtent de l’argent aux membres du groupe pour développer leurs activités. Ce soutien mutuel leur a permis de subvenir aux besoins de leur famille et de stimuler le développement économique de leur communauté.

En Sierra Leone, la terre est la principale ressource économique pour la plupart des femmes touchées par la pauvreté. Malgré les lois en place, les pratiques coutumières limitent encore leurs droits. Notre partenaire Green Scenery, a mené un projet visant à protéger les droits fonciers des femmes et à lutter contre les préjugés liés au droit coutumier, en vulgarisant les lois existantes de protection des droits.
Le projet d’un an, finalisé en avril 2025, a aidé les femmes vivant dans les zones rurales à devenir des leaders et à connaître et revendiquer leurs droits. Par leurs actions de plaidoyer et leurs initiatives concrètes, elles ont exigé des autorités des garanties leur assurant l’accès à la terre, son appropriation et son contrôle.
Également, dans trois chefferies de neuf villages, 45 femmes : veuves, cheffes de famille, handicapées, propriétaires ou utilisatrices de terres, ont été choisies comme « championnes du droit foncier ». Elles ont formé des comités qui ont sensibilisé 297 femmes aux lois protégeant les femmes. Grâce à des séances publiques, les comités ont également touché entre 500 et 1 000 personnes chaque semaine.


Plus d’un million de Rohingyas, dont 52 % sont des enfants, ont fui les persécutions au Myanmar (Birmanie) et trouvé refuge dans les camps de réfugié·e·s de Kutupalong-Balukhali dans le district de Cox’s Bazar du Bangladesh voisin. La pauvreté, l’insécurité et le manque d’accès à l’éducation et à la formation les exposent à des risques accrus : travail forcé, mariages précoces, négligence et détresse psychologique.
Avec notre partenaire Caritas Bangladesh, nous avons mis en place un projet qui se concentre sur le développement holistique et la création et le renforcement d’un environnement protecteur pour les enfants, les adolescent·e·s et leurs familles. Cinq centres polyvalents pour enfants et adolescent·e.s (CPEA) offrent une éducation préscolaire informelle, la formation préprofessionnelle, ainsi qu’un accompagnement psychosocial et l’éducation à la paix. Des séances de parentalité positive sont proposées aux parents pour contribuer à la réduction de la violence familiale et communautaire.
Entre mai 2022 et décembre 2024, les services offerts dans les CPEA ont eu un impact considérable sur la vie de 7 799 personnes, notamment :


Le nouveau gouvernement bolivien, élu en août 2025, est confronté à une crise multidimensionnelle, avec de profondes répercussions économiques, sociales et politiques. La pauvreté touche particulièrement les femmes chefs de famille et les jeunes.
Entre 2022 et 2025 notre partenaire, le Centro de apoyo a la educación popular (CAEP, Centre de soutien à l’éducation populaire) a mis en œuvre un projet pour accompagner les femmes et leurs familles et assurer une participation citoyenne active basée sur les droits sociaux.
Le projet s’est concentré sur trois secteurs prioritaires, obtenant des résultats concrets :

Depuis des décennies, Métro Manille connaît une croissance rapide, faisant d’elle l’une des principales mégapoles du monde. La ville fait face à une grave crise du logement et abrite l’une des plus vastes populations de bidonvilles. Depuis plusieurs générations, de nombreuses familles y survivent dans des conditions de vie insalubres. En plus d’être dépendantes d’emplois précaires, elles sont exposées aux expulsions forcées ainsi qu’aux risques liés aux changements climatiques.
Présent dans dix régions du pays, principalement autour de Métro Manille, le projet « Organiser les populations urbaines appauvries pour garantir leurs droits au logement et à la résidence dans le contexte du changement climatique », mené avec notre partenaire de longue date, la Urban Poor Associates (UPA) a appuyé plusieurs organisations populaires. Ensemble, elles ont permis à 4 804 ménages (19 696 personnes) de renforcer leur sécurité résidentielle, et à plus de 180 000 personnes d’en bénéficier indirectement.
L’UPA soutient les communautés urbaines marginalisées dans leur lutte pour un logement sûr, abordable et durable. Son travail vise à autonomiser et à organiser les populations urbaines appauvries afin de bâtir une vie plus digne et plus résiliente. En collaboration avec les familles touchées par la pauvreté, l’UPA encourage des moyens pacifiques de défense des droits – recours juridiques, dialogues avec les autorités et campagnes médiatiques – tout en offrant un accompagnement juridique essentiel. Grâce à son approche, les communautés développent leur capacité à analyser les causes des inégalités et à trouver leurs propres solutions durables.
L’action de l’UPA dépasse les communautés locales. Les projets de loi et plans citoyens élaborés avec ses organisations populaires inspirent des politiques nationales de développement dirigé par les communautés. À travers des initiatives comme la plantation d’arbres, l’épargne collective et la gestion communautaire des risques, l’UPA démontre que le changement durable vient des communautés appauvries organisées.
Forte de son expertise et de son ancrage local, l’UPA est devenue une référence nationale en matière de logement, de plaidoyer et de justice sociale aux Philippines.


Les 18 et 19 septembre 2024, Israël a déclenché à distance des explosifs qu’il avait placés dans des bipeurs et des talkies-walkies à travers le Liban. Cela a intensifié le conflit qui couvait depuis près d’un an, en marge de la guerre menée par Israël contre Gaza. Israël a ensuite poursuivi avec une campagne de bombardements qui a débuté le 23 septembre.
À la mi-novembre 2024, des agences des Nations Unies estimaient que l’escalade des attaques israéliennes contre le Liban avait fait plus de 2 400 victimes et plus de 11 500 personnes blessées, et avait augmenté de manière spectaculaire le nombre de personnes déplacées à l’intérieur du pays, qui dépassait les 880 000.
Notre partenaire, Caritas Liban s’est immédiatement mobilisé pour venir en aide aux personnes touchées et déplacées par les bombardements. À travers le projet Solidarité Urgence Liban, Caritas Liban a rapidement répondu aux besoins aigus en matière de soins de santé et de protection en temps de crise des personnes déplacées, des communautés d’accueil et, après le cessez-le-feu dans le Sud, des rapatrié·e·s.
Le projet s’appuie sur trois composantes principales qui ont soutenu l’ensemble de ses activités : les subventions pour l’hospitalisation, l’aide financière polyvalente et les abris sécurisés pour les femmes et les enfants victimes de violences basées sur le genre.
Grâce à la générosité de la population canadienne, nous avons récolté 256 647 $. Ce montant a été doublé par le gouvernement du Canada et a permis à notre partenaire d’atteindre 2 847 personnes directement à travers :

La guerre en Ukraine, en cours depuis 2022, a entraîné des conséquences dévastatrices pour sa population. On estime qu’environ 30 % en a besoin d’aide humanitaire. Entre septembre 2024 et mai 2025, nous avons mis en place un projet dans les régions les plus touchées par la guerre : Kharkiv, Sumy, Zaporizhzhia, Donetsk et Kherson, en partenariat avec Caritas Ukraine. Le projet avait pour objectif de répondre aux besoins de base immédiats des personnes touchées par la guerre, et de les aider à se
rétablir avec dignité.
Pour mieux les soutenir, les communautés locales ont participé à la prise de décisions et à la mise
en oeuvre du projet. Il a touché directement 42 638 personnes. Parmi celles-ci, 3 536 sont des personnes
en situation d’handicap, 2 834 sont des enfants et 20 187 sont des personnes âgées.
Grâce au projet, les communautés ont eu accès à :
La quasi-totalité des personnes participantes ont reconnu une amélioration de leur bien-être ou de leur situation financière grâce au soutien reçu, et ont souligné que leurs besoins spécifiques avaient été pris en compte.

inscrits dans plus de 59 diocèses à travers le Canada

à 244 activités régionales, dont 5 238 participant·e·s à près de 110 formations et ateliers partout au Canada

participantes au programme DPCC Jeunesse
À l’automne 2024, nous avons eu la chance d’accueillir Nnimmo Bassey, directeur général de la Health of Mother Earth Foundation (HOMEF) dans le cadre de la campagne de mobilisation Cultivons nos droits. Il s’est rendu à Thunder Bay, Winnipeg et Ottawa pour parler des réalités de la pollution pétrolière au Nigeria et de l’importance de la législation et du dialogue comme précurseurs du changement social.
En septembre 2025, nous avons conclu la campagne avec un événement sur la Colline parlementaire où plus de 52 000 signatures ont été présentées au gouvernement pour lui demander l’adoption d’une loi contraignante de diligence raisonnable en matière de droits humains et d’environnement.
En cette année du Jubilé, nous avons joué un rôle clé dans l’organisation de la campagne mondiale Transformer la dette en espoir. De la création du logo et des matériels à la mise en oeuvre de la campagne, notre équipe a collaboré avec des dizaines d’organisations à travers le monde, en particulier Caritas Internationalis.
Nous avons contribué à mobiliser des milliers de personnes sur tous les continents, les invitant à signer une pétition appelant à l’annulation de la dette, à la réforme du système financier mondial et à la mise en place d’un mécanisme permettant de résoudre les crises de la dette au sein des Nations Unies. En décembre 2025, nous avions déjà récolté plus de 52 000 signatures sur notre objectif de 60 000.
Pour le Carême de partage, Luke Stocking, à l’époque directeur général par intérim, est allé visiter nos membres de l’Ouest du Canada. Lors de sa tournée en Alberta et dans les Territoires du Nord-Ouest, il a participé à plusieurs événements et rencontré plusieurs personnes.
En juin, nous avons reçu le Cardinal péruvien Pedro Barreto, ami de longue date de Développement et Paix – Caritas Canada. Il a partagé son expérience dans la défense de l’environnement avec le public, lors d’une conférence à la paroisse Notre-Dame de Lourdes, à Toronto. Il s’est ensuite rendu en Alberta pour participer au Forum des peuples du Jubilé dans le cadre du G7.

Alors que le monde devient de plus en plus incertain et instable, nous continuons notre travail de plaidoyer au Canada pour porter la voix de nos partenaires.
Par le biais de lettres ouvertes, de déclarations, de rassemblements ou des rencontres avec des représentant·e·s du gouvernement, nous avons fait en sorte que les préoccupations de nos partenaires de la Palestine, de Haïti et du Soudan soient entendues.
Notamment, nous avons souligné la nécessité pour le Canada de s’engager plus fermement en faveur de la paix, du droit international et de la coopération.
Lors des élections fédérales d’avril 2025, nous avons sondé nos partenaires pour connaître leur point de vue sur les priorités qu’ils privilégieraient s’ils pouvaient voter au Canada. La réponse a été unanime : ils souhaitent que le Canada s’affirme comme un véritable défenseur de la démocratie, intensifie la lutte contre les changements climatiques et assume la pleine responsabilité des actions de ses entreprises à l’étranger. Nous avons intégré ces informations dans un Guide d’élections solidaires afin d’aider nos membres et nos sympathisant·e·s à voter en toute conscience et avec discernement.
En juin, les dirigeants mondiaux se sont rendus à Kananaskis, en Alberta, pour le sommet du G7. Alors que le gouvernement canadien définissait l’ordre du jour officiel, la société civile s’est mobilisée pour proposer une vision différente centrée sur les personnes et la planète. En collaboration avec KAIROS, le Bureau des congrégations religieuses pour l’écologie intégrale, le Conseil canadien des Églises et de Citizens for Public Justice, nous avons organisé le Forum des peuples du Jubilé, un espace où les gens venant de diverses communautés, du Kenya et de la Palestine jusqu’à Washington et Whitehorse, ont pu discuter et élaborer des stratégies sur des questions d’importance mondiale. Observer des réunions comme celles du G7 peut être décourageant, car peu de progrès sont réalisés sur les grandes questions. Pourtant, en élevant nos voix dans la solidarité, la prière et la paix, nous avons pu créer de l’espoir et devenir les protagonistes d’un monde meilleur.
Pour la première fois en cinq ans, un séjour de solidarité intergénérationnel au Pérou a réuni neuf membres de l’Alberta, du Manitoba et de l’Ontario ainsi que deux membres du personnel de Développement et Paix – Caritas Canada. Du 13 au 25 juillet 2025, le groupe a rencontré des équipes de l’Institut Bartolomé de las Casas, du Centre amazonien d’anthropologie et d’application pratique, du Centro Labor et de la Commission épiscopale d’action sociale.
Tout au long du séjour, les personnes participantes ont plongé dans l’histoire et la réalité actuelle du pays afin de mieux comprendre l’action de nos partenaires. De Lima jusqu’à Iquitos, au cœur de l’Amazonie, elles et ils ont découvert de près leurs réalisations et leur engagement en faveur de la justice sociale et de la défense de l’environnement.
L’expérience a été très enrichissante pour les personnes participantes, les inspirant à s’impliquer davantage dans le mouvement. Elles ont été particulièrement touchées par le témoignage de José Manuyama, travaillant avec le comité de l’eau à Iquitos, qui leur a dit que « nous sommes le pont vers un nouvel avenir, en harmonie avec l’environnement et les uns avec les autres. »
Le programme DPCC Jeunesse continue de prendre de l’ampleur d’un océan à l’autre ! Avec désormais 433 écoles inscrites, les élèves des écoles commencent à jouer un rôle plus important dans le mouvement DPCC au sens large. Cette année, elles et ils ont :
Également, un nouveau badge s’est ajouté au programme juste à temps pour faire vivre la campagne Cultivons nos droits, le bagde « Nourrir le monde » a connu beaucoup de succès dans les écoles !
Cette année, notre mouvement jeunesse a pu compter sur 22 personnes représentantes jeunesse à travers le Canada. Toute au long de l’année, elles et ils ont organisé divers événements, dont une « Journée de découverte et d’amitié », plusieurs webinaires et des kiosques de sensibilisation.
L’Assemblée nationale des jeunes tenue en janvier 2025, a rassemblé 25 personnes participantes : huit (8) représentant·e·s jeunesse francophones, dix (10) représentant·e·s jeunesse anglophones, quatre (4) personnes ambassadrices Jeunesse et pour la première fois, deux (2) lycéennes de la Mother Teresa School à London, en Ontario. Ce moment fort a permis de renforcer les liens du mouvement et de célébrer l’engagement de la jeunesse pour la justice sociale.
Nous avons accueilli quatre nouvelles personnes ambassadrices jeunesse. Accompagné·e·s de leurs personnes animatrices, l’ambassadrice et les ambassadeurs jeunesse ont participé à de nombreuses activités (sur la photo ci-dessus, de gauche à droite) :

dons reçus

en dons mensuels de 4 309 personnes donatrices

dons testamentaires d’une valeur de 2 620 982 $

provenant de 27 dons de titres boursiers

accumulés dans le Fonds de Solidarité

Au fil des ans, les moyens créatifs déployés par notre communauté pour soutenir notre mission ne cessent de nous inspirer. Depuis près de 40 ans, un groupe de philatélistes bénévoles issus des régions métropolitaines de Montréal et de Québec organise avec passion des ventes de timbres, qui connaissent un succès croissant.
Lors de chaque événement, des milliers de timbres provenant du monde entier sont offerts aux personnes qui collectionnent les timbres en échange de dons en argent. D’un début modeste, ces activités de collecte de fonds ont, au fil des ans, permis d’amasser plus de 900 000 $ pour soutenir nos projets à travers le monde.
Nous exprimons notre profonde gratitude à ces philatélistes bénévoles, dont l’engagement constant témoigne d’une solidarité exemplaire.

Depuis près d’une décennie, presque chaque année, le mardi gras, les Chevaliers de Colomb de Castlegar, en Colombie-Britannique, organisent un souper-bénéfice en collaboration avec notre organisation. Cet événement est rapidement devenu une tradition paroissiale pour accueillir le Carême.
Le Grand Chevalier Peter Laurie déclare : « C’est une soirée importante dans notre paroisse. Nous pouvons commencer chaque Carême par un repas communautaire, tout en soutenant le travail de Développement et Paix – Caritas Canada et leur campagne Carême de partage. »
Le conseil des Chevaliers de Colomb a contribué à soutenir diverses campagnes dans le passé, notamment en transformant leur paroisse en zone sans eau embouteillée en 2010. Leurs dîners du mardi gras rapportent en moyenne plus de 1 000$ pour soutenir notre travail.
« Nos Chevaliers ont toujours été désireux de soutenir les autres ministères de St. Rita », explique Peter Laurie. « Développement et Paix – Caritas Canada est l’un des principaux moyens dont nous disposons pour nous assurer que notre paroisse est en mesure d’entrer en contact avec les personnes dans le besoin à travers le monde et de les soutenir. »
Plus d’un millier de personnes, comme Patrick (Pat) Kennedy à St. John’s, Terre-Neuve, font partie de notre réseau Partagens. C’est une communauté de donatrices et donateurs mensuels qui oeuvrent toute l’année pour la justice
sociale et la dignité humaine.
En grandissant à St. John’s dans les années 50 et 60, Pat a pris conscience des besoins urgents des populations du Sud. Plusieurs années plus tard, lorsqu’il s’est installé à Ottawa avec sa jeune famille, il a répondu à une annonce dans le bulletin paroissial qui recherchait un bénévole pour coordonner les activités de notre organisation. La première campagne qu’il a gérée était l’appel à mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud et à libérer Nelson Mandela. Le succès de cette campagne et les résultats obtenus en Afrique du Sud l’ont convaincu de s’engager dans le travail de Développement et Paix – Caritas Canada.
Pat est retourné chez lui à Terre-Neuve dans les années 90 et a continué à s’impliquer. Pour lui, faire partie des Partagens lui permet de mettre sa foi en action. Il raconte :
Grâce à Développement et Paix – Caritas Canada, j’ai rencontré des personnes extraordinaires du Sud, qui travaillent sans relâche en tant que partenaires sur le terrain. Elles m’inspirent à continuer.
― Patrick Kennedy, Terre-Neuve

Cette année, notre équipe a pris part à plusieurs événements internationaux, reflétant l’engagement de notre mouvement sur la scène mondiale.
En mars, Brenda Arakaza, présidente sortante du Conseil national et représentante jeunesse francophone et Daniela Salcedo, animatrice pour le Sud-ouest de l’Ontario, ont participé à la 69e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (CSW69). Lors de leur participation, elles ont examiné le Programme d’action de Beijing de 1995.
Notre campagne mondiale du Jubilé a aussi été mise de l’avant en Europe. Dean Dettloff, chargé de plaidoyer et recherche, a participé à une consultation œcuménique sur la dette à Londres, tandis que Mayalène Lavigne-Martel, coordonnatrice de campagnes, a échangé sur ses résultats lors de la lors de la conférence annuelle de la CIDSE en Écosse.
Une délégation jeunesse incluant Abel Oulaï, ambassadeur jeunesse (Québec), Geneviève Déziel, représentante jeunesse de Valleyfield, Lea Mannari, agente de la programmation jeunesse ainsi que Sarah Kabrit, responsable des réseaux sociaux, s’est rendue au Forum jeunesse organisé par Caritas Internationalis à Rome. Une partie de la délégation a également participé par la suite au Jubilé des Jeunes.

et 9 communiqués de presse publiés sur notre site Web.

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ont reçu 22 infolettres et appels aux dons.

nous suivent sur nos différents réseaux sociaux.

des 8 nouvelles épisodes de notre balado Voix solidaires.
Cette année nous sommes apparus 73 fois dans des journaux, sites Web et radios francophones, anglophones et hispanophones.
C’est du fond du cœur que nous, à Développement et Paix – Caritas Canada, tenons à vous remercier, toutes et tous, membres, donatrices, donateurs, communautés religieuses et sympathisant·e·s !
Nous rappelons avec reconnaissance le soutien financier du gouvernement du Canada, via Affaires mondiales Canada; du gouvernement du Québec, via le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs et celui des Relations internationales et de la Francophonie, du Conseil manitobain pour la coopération internationale, de la Banque canadienne de grains, de la Fondation internationale Roncalli, ainsi que de la Ligue des femmes catholiques du Canada dans l’accomplissement de notre mission.
Ne manquez rien sur le travail de nos partenaires internationaux ou sur nos campagnes de sensibilisation et de mobilisation.
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