Par Michael LeBlanc, animateur pour la Saskatchewan et Keewatin-Le Pas

Lorsque j’ai appris que nous accueillerions en février, un visiteur de solidarité en Saskatchewan dans le cadre de notre campagne Sur la voie de la justice, je savais que ce serait très émouvant. Cependant, je ne me doutais pas, de la richesse des rencontres, des éclats de rire et de la profonde chaleur humaine qui allaient marquer cette visite.
« Ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché… nous vous l’annonçons à vous aussi, pour que, vous aussi, vous soyez en communion avec nous. »
― 1 Jean 1, 1-3
Après une série de réunions importantes à Montréal et à Toronto, le père Dario Bossi, MCCJ (ou « Padre Dario », comme on l’appelle), a atterri à Saskatoon le 17 février, quelques minutes avant l’arrivée d’une nouvelle tempête hivernale. Il faisait froid et il neigeait, mais l’accueil qui lui a été réservé était chaleureux et attentionné, ponctué d’humour, notamment à propos des conditions météorologiques !
Padre Dario et moi avons mis « le spectacle » sur la route, visitant les communautés de Saskatoon, Regina, Swift Current et Bruno. Pourquoi la toute petite Bruno parmi toutes les autres villes ? Lisez la suite ci-dessous !
Un visiteur de solidarité qui se tient aux côtés du peuple
Padre Dario est un prêtre et missionnaire comboinien qui consacre sa vie à servir les personnes les plus démunies de notre monde (pour en savoir plus sur lui, consultez cette traduction automatique de son entrevue en portugais sur Vatican News). Bien qu’il soit né en Italie, la vocation de Padre Dario l’a conduit à servir les communautés de l’État brésilien de Maranhão. Il y a été confronté à la dure réalité de la vie dans un contexte de dévastation environnementale causée par l’une des plus grandes mines de fer à ciel ouvert au monde, située dans la forêt amazonienne. Cette mine est reliée à la ville portuaire de São Luís par la voie ferrée de Carajás, longue de près de 900 kilomètres, que les habitant·e·s ont surnommée le « dragon de fer ». La voie ferrée perturbe considérablement le quotidien des personnes vivant dans les les communautés avoisinantes de multiples façons difficiles et préjudiciables.
Depuis des générations, les habitant·e·s de la région qui subissent les effets néfastes sur l’environnement, la société et la santé se mobilisent pour changer les choses, plus récemment avec l’aide de Justiça nos Trilhos (Justice sur les rails, JnT ; voir site Web disponible en anglais, espagnol et portugais), un partenaire de Développement et Paix – Caritas Canada (DPCC). En étroite collaboration avec d’autres communautés de la région, Padre Dario et JnT ont obtenu pour la communauté la plus touchée, Piquia de Baixo, le droit de déménager dans un endroit plus sûr et plus sain, loin des effets néfastes du chemin de fer et des aciéries locales. En travaillant en étroite collaboration avec les gens pour soutenir leur lutte, Padre Dario et JnT ont réussi à faire réinstaller la communauté la plus touchée, Piquia de Baixo, dans un endroit plus sûr et plus sain, loin des effets néfastes du chemin de fer et des aciéries locales. La lutte pour la justice environnementale se poursuit toutefois dans plus de 100 communautés situées le long de la voie ferrée sinueuse.
Ce sont nos sœurs et nos frères. C’est le Christ nous disant : « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Matthieu 25, 40).
Une visite éclair, un programme chargé
Pendant six jours, Padre Dario a partagé son message, à la fois porteur de défis et d’espoir, à travers la Saskatchewan, racontant la vie quotidienne de celles et ceux qui vivent du mauvais côté de ce qu’on appelle les « zones de sacrifice » du monde.
Il a rencontré des évêques (voir message Facebook en anglais), des prêtres, des diacres, du personnel diocésain, des moines de l’abbaye Saint-Pierre de Münster (voir site Web en anglais) et des paroissiennes et des paroissiens dévoués. De nombreux jeunes ont également écouté son message lors de réunions importantes au St. Thomas More College à Saskatoon (voir site Web en anglais) et à l’Institut Sainte-Thérèse à Bruno (voir site Web en anglais). Les étudiant·e·s du Campion College (voir site Web en anglais) ont déjeuné avec lui et ont assisté à la présentation à la paroisse Saint-Pierre à Regina (regarder la vidéo en anglais). Je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer que, quelle que soit la personne à qui il s’adressait, Padre Dario prenait le temps de discuter, d’écouter et de répondre avec chaleur. Un véritable pasteur pour notre Église universelle !




Un enseignant et un apprenant
Padre Dario a également eu l’occasion d’apprendre beaucoup lors de chacune de ses rencontres et grâce aux dimensions culturelles plus larges de son voyage à travers la Saskatchewan. Il a visité la cathédrale catholique ukrainienne St. George (voir site Web en anglais), où il a découvert les liens culturels profonds qui unissent le peuple ukrainien à la province. Il s’est également rendu au Musée royal de la Saskatchewan (voir site Web en anglais), où il a découvert l’histoire naturelle et les racines autochtones de la région. Il a terminé son voyage à Asimakaniseekan Askiy, sur le territoire de la Nation crie de Muskeg Lake (voir site Web en anglais), où il a pris un café avec le diacre Harry LaFond, érudit vénérable, ancien chef et lauréat de l’Ordre du mérite de la Saskatchewan.
Des impressions durables
De merveilleux membres de longue date de DPCC ont ouvert leurs maisons au Padre Dario et à moi-même pendant notre odyssée d’une semaine, et la joie continuera à réchauffer nos cœurs avec de bons souvenirs pendant de nombreuses années.
Sa présence va vraiment me manquer et j’aurais aimé que nous puissions passer plus de temps avec lui, même si j’imagine qu’il était impatient de se rendre dans des endroits plus chauds à cette période de l’année ! J’ai été impressionné non seulement par l’impact qu’un seul missionnaire peut avoir, mais aussi par l’impact que les femmes et les hommes qui luttent pour leurs droits dans la région amazonienne du Brésil peuvent avoir sur la vie du Padre Dario et, à travers lui, sur nous toutes et tous.
Vous êtes inspiré·e ? Vous pouvez devenir une personne sympathisante et militante de cette cause et d’innombrables partenariats pour le changement partout dans le monde. Face aux coupures budgétaires dévastatrices dans l’aide humanitaire et le développement à l’échelle mondiale (dont j’ai été témoin lors de mon voyage d’étude au Rwanda l’année dernière), vous pouvez tracer une voie différente pour le Canada en défendant le changement auprès de votre député·e et en vous impliquant dans votre communauté locale de DPCC en tant que membre bénévole. Vous pouvez commencer en envoyant un courriel à votre personne animatrice locale, qui pourra vous mettre en contact avec d’autres personnes partageant les mêmes idées dans votre province ou territoire. Nos partenaires travaillent chaque jour pour la justice et le changement dans leurs communautés. Vous pouvez les soutenir dans leur travail en faisant des dons mensuels. Si vous vous inscrivez avant le 24 mai, le montant de votre don sera doublé pendant un an. C’est le moment de donner !
Aussi inspirant que soit Padre Dario, il ne peut accomplir cette tâche seul. Joignez-vous à moi pour répondre à ce voyage épique en doublant notre engagement à vivre dans la solidarité pendant ce Carême et au-delà !