Par Dean Dettloff, chargé de recherche et plaidoyer
Aussi suggérions-nous la recherche de moyens concrets et pratiques d’organisation et de coopération, pour mettre en commun les ressources disponibles et réaliser ainsi une véritable communion entre toutes les nations. Ce devoir concerne en premier lieu les plus favorisés. Leurs obligations s’enracinent dans la fraternité humaine et surnaturelle et se présentent sous un triple aspect : devoir de solidarité, l’aide que les nations riches doivent apporter aux pays en voie de développement; devoir de justice sociale, le redressement des relations commerciales défectueuses entre peuples forts et peuples faibles ; devoir de charité universelle, la promotion d’un monde plus humain pour tous, où tous auront à donner et à recevoir, sans que le progrès des uns soit un obstacle au développement des autres. La question est grave, car l’avenir de la civilisation mondiale en dépend.
— Pape Paul VI, Populorum Progresso, §43-44
Le Canada réduit discrètement ses fonds destinés à l’aide internationale et au développement, alors même que les besoins dans le monde augmentent. Dans le budget 2025 du Canada, le gouvernement propose de réduire de 2,7 milliards de dollars son enveloppe d’aide internationale sur quatre ans, malgré la promesse électorale faite en 2025 par le premier ministre Mark Carney selon laquelle « mon gouvernement ne réduira pas l’aide étrangère » (écoutez la vidéo en anglais). Des milliers d’employées et employés d’Affaires mondiales Canada ont déjà été informé·e·s que leur emploi pourrait être menacé, le gouvernement ayant l’intention de supprimer des centaines de postes. En tant que mouvement catholique pour la solidarité internationale, le temps est venu de se mobiliser et de dire au gouvernement que nous avons besoin de plus, et non de moins, d’investissements dans la coopération internationale.
Développement et Paix – Caritas Canada appelle ses membres à faire savoir au gouvernement du Canada qu’ils souhaitent voir augmenter le financement canadien de l’aide et du développement. Nous avons préparé de nouveaux outils que les membres peuvent utiliser pour demander une rencontre avec leurs personnes députées afin de discuter de ces questions. Pour celles et ceux qui n’ont pas le temps de demander et d’organiser une rencontre, nous avons également préparé un modèle de lettre simple que vous pouvez copier-coller ou adapter à votre propre style. Chaque outil est brièvement expliqué ci-dessous. N’hésitez pas à contacter votre personne animatrice locale si vous avez des questions !
Guide d’engagement auprès des personnes députées fédérales
Il peut être difficile de savoir comment rencontrer une personne députée. Que dire lorsque vous le contactez ? Que se passe-t-il si votre député·e accepte de vous rencontrer ? Que faire si vous n’obtenez aucune réponse ? Notre guide d’engagement auprès des personnes députées vous aidera à chaque étape du processus. Il fournit des exemples de réponses par courriel, explique comment créer un ordre du jour pour votre réunion et quoi faire si vous ne recevez pas de réponse. Que vous rencontriez finalement votre personne députée ou non, nous voulons connaître votre expérience. Les commentaires des membres nous aideront à suivre la manière dont le gouvernement répond (ou non) à nos messages.
Modèle de lettre
Même si vous ne pouvez pas rencontrer votre député·e, vous pouvez tout de même lui faire savoir que cette question est importante pour vous. Le plus simple est de copier-coller le texte de notre lettre type et de l’envoyer à votre personne députée. Si vous avez un peu plus de temps, vous pouvez reformuler les points clés avec vos propres mots. Les messages rédigés dans vos propres mots ont toujours plus de poids auprès des député·e·s et montrent que de vraies personnes sont concernées.
Note d’information
Les détails relatifs à l’aide internationale peuvent sembler complexes. Nous avons préparé une note d’information que vous pouvez utiliser pour vous familiariser avec les principaux enjeux. Vous pouvez utiliser cette note pour rédiger votre propre courriel ou la joindre à un courriel que vous envoyez à votre personne députée. Si vous obtenez un rendez-vous avec elle, vous pouvez également apporter une copie de la note d’information et la lui laisser pour qu’elle en prenne connaissance.


