Par Patricia Walsh-Warren, animatrice pour Terre-Neuve-et-Labrador, et Aisha Poitevien Guye, conseillère en développement philanthropique

La Ligue des femmes catholiques du Canada (CWL, pour son acronyme anglais ; voir site Web en anglais) a tenu son 106e congrès national annuel à Halifax, en Nouvelle-Écosse, du 9 au 12 août 2026. Quatre membres du personnel de Développement et Paix – Caritas Canada (DPCC) ― Patricia Walsh-Warren, animatrice pour Terre-Neuve-et-Labrador (et membre de la LFC) ; Aisha Poitevien Guye, conseillère en développement philanthropique ; Joanna Abi Karam, agente en développement philanthropique ; et Ishara Munazi, ambassadeur jeunesse pour la région de l’Atlantique ― ont eu l’honneur de participer à ce congrès qui a réuni plus de 500 membres de la Ligue, des évêques et des conseillères et conseillers spirituels.
CWL et DPCC : une relation qui dure depuis des décennies
La CWL et DPCC travaillent ensemble depuis plus de cinq décennies pour venir en aide aux femmes et aux communautés du monde entier.
Notre partenariat avec la CWL a débuté en 1969. Depuis lors, la Ligue encourage ses membres à contribuer au Programme 1 % (voir brochure en anglais), un important fonds national de contributions volontaires. Les membres versent 1 % du montant de leurs achats personnels ainsi que des fonds collectés par les conseils paroissiaux de la CWL afin de soutenir DPCC et ses partenaires. Au fil des ans, ce programme a permis de récolter des millions pour des dizaines de projets à travers le monde.
CWL : une sororité qui transcende les frontières
Les contributions des femmes catholiques canadiennes dans le cadre du Programme 1 % ont un impact positif concret sur la vie de leurs sœurs aux quatre coins du monde. Ces fonds soutiennent les efforts des partenaires de DPCC visant à améliorer la condition des femmes dans les pays du Sud, en leur offrant la possibilité d’envisager un avenir meilleur. Entre 2024 et 2026, la CWL a soutenu des programmes répondant aux besoins des femmes de la région du Sahel et de Somalie.
Au Burkina Faso, au Mali et au Niger, dans la région du Sahel, les conflits, le changement climatique, la dégradation de l’environnement, l’inflation et l’instabilité politique et économique ont plongé des millions de personnes dans l’insécurité alimentaire. Dans le cadre d’un projet quinquennal mené avec quatre partenaires locaux, DPCC vient en aide à 147 000 personnes, dont 81 % sont des femmes. Ce projet propose des formations aux techniques d’agriculture durable, de sylviculture, de pastoralisme et de pêche ; il renforce la gestion communautaire des ressources naturelles ; et il favorise l’adaptation au changement climatique ainsi que l’accès aux marchés. Il a déjà permis de restaurer plus de 200 hectares de terres dégradées et d’améliorer la sécurité alimentaire, les opportunités économiques et la résilience face au changement climatique pour les femmes et leurs familles.
En Somalie, les conflits, la sécheresse et les déplacements de population ont exposé plus de 1,8 million d’enfants de moins de cinq ans à un risque de malnutrition sévère. Un projet de trois ans, mené en partenariat avec Trócaire et cofinancé par la Banque canadienne des grains, fournit des services nutritionnels vitaux aux enfants ainsi qu’aux femmes enceintes et allaitantes. Pour la seule période 2023-2024, 22 562 personnes, dont 63 % de femmes et de filles, ont bénéficié des services fournis à travers des cliniques fixes, mobiles et itinérantes, notamment des formations sur la petite enfance et la nutrition destinées aux parents.
CWL : les femmes derrière l’engagement


Au cours du congrès, nous avons été accueillis à notre kiosque par des membres de la CWL venus de tout le pays, qu’il s’agisse des conseils du Manitoba qui nous ont invités à participer à leurs discussions ou du conseil militaire qui nous a conviés à leurs tables.
Nous nous sommes joints aux femmes pour la prière quotidienne et des discussions portant notamment sur l’importance de rester attentives à la dignité et à la vulnérabilité dans un monde brisé, ainsi que sur le rôle des femmes de foi pour faire face aux enjeux et exercer un leadership à l’ère de l’intelligence artificielle.
Ce congrès a également été l’occasion de saluer le soutien continu apporté par la CWL à DPCC. Nous avons reçu un don généreux de 30 896 $, correspondant à la contribution du Programme 1 % pour l’année. Pour les deux prochaines années, la CWL a décidé de soutenir deux projets de DPCC axés sur les femmes, en Éthiopie et en Palestine.
Nous avons été très heureux d’entendre Mme Claire Heron, qui a été présidente de la CWL de 1994 à 1996. Ayant déjà visité des projets soutenus par DPCC au Sénégal, elle a évoqué l’importance du travail accompli par nos partenaires au sein de leurs communautés locales.


En tant que donatrice mensuelle, Mme Heron apporte un financement régulier et prévisible à notre travail. Elle apprécie également de pouvoir apporter son aide lors de situations d’urgence, comme les récents tremblements de terre au Venezuela et en Colombie. « Chaque fois qu’une catastrophe survient dans le monde, je me tourne vers le DPCC pour obtenir des conseils, sachant que ma contribution sera utilisée à bon escient pour répondre aux besoins urgents », a-t-elle expliqué.
Nous sommes reconnaissantes d’avoir pu participer à ce congrès et d’avoir passé ces quelques jours aux côtés de femmes qui sont des figures de proue au sein de leurs églises et de leurs communautés. Leur engagement envers leur foi, leurs communautés et le soutien apporté à d’autres femmes à travers le monde constitue un élément essentiel de la relation durable qui unit la CWL, DPCC et nos partenaires.