
Avant même de lancer son nouvel assaut sur la ville de Gaza, Israël avait tué ou blessé plus de 10 % de la population gazaouie, comme l’a admis son ancien commandant en chef. Maintenant, une coalition de plus de 50 organisations de la société civile dénonce cette dernière offensive comme « une condamnation à mort » pour le peuple. Parmi les signataires de la déclaration suivante (publiée à l’origine en anglais) figurent Caritas Internationalis, dont Développement et Paix – Caritas Canada est membre, Caritas MONA et Caritas Jérusalem.
Ville de Gaza, 12 septembre 2025 ― 51 organisations humanitaires et de la société civile avertissent que l’assaut israélien contre la ville de Gaza constitue une condamnation à mort.
Les attaques militaires israéliennes intensifiées contre la ville de Gaza et les ordres d’évacuation forcée de toute la ville placent les familles devant un dilemme impossible : fuir et risquer la mort sur les routes et dans les zones de déplacement surpeuplées, ou rester et faire face à des bombardements incessants dans leurs abris. Dans tous les cas, la famine et le siège les attendent.
« Notre seule exigence, c’est la vie », a déclaré Ayman (nom modifié), un père qui s’est réfugié avec sa famille dans la ville de Gaza. « Nous sommes des êtres humains, tout comme vous. Nous voulons vivre dans la dignité et en sécurité, et ne pas mourir de faim ou sous les bombes. »
Près d’un million de personnes palestiniennes, affamées, en deuil et déplacées à plusieurs reprises, restent dans la ville de Gaza. Si l’opération israélienne dans la ville de Gaza se poursuit, les hôpitaux seront coupés du monde et attaqués, les abris et les écoles bombardés, les convois d’aide bloqués, et celles et ceux qui sont trop faibles, trop âgé·e·s ou trop malades pour fuir seront laissés pour morts. « Nous sommes fatigué·e·s de courir d’un endroit à l’autre », a déclaré Abeer (nom modifié), une travailleuse humanitaire.
En même temps, Israël fait obstacle de manière délibérée aux opérations humanitaires. Les camions d’aide continuent d’être refusés, et les ONG internationales sont laissées dans l’incertitude par un système d’enregistrement opaque, alors même que la famine s’aggrave.
La Cour internationale de justice a reconnu que les Palestiniennes et les Palestiniens de Gaza ont le droit d’être protégé·e·s contre le génocide. Chaque acte de déplacement forcé et chaque vague de famine rend ce danger plus certain, et le monde ne peut prétendre qu’il ne l’avait pas vu venir.
Laissez entrer nos marchandises. Laissez-nous travailler. Mettez fin à cette agression.
FIN
Signé par 51 organisations humanitaires et de la société civile
- ActionAid
- Action For Humanity
- American Friends Service Committee
- Anera
- Asamblea de Cooperación por la Paz
- A New Policy
- Campaign Against Arms Trade
- Caritas Internationalis
- Caritas Jerusalem
- Caritas Middle East & North Africa
- Christian Aid
- Churches for Middle East Peace
- CISS – Cooperazione Internazionale Sud Sud
- DanChurchAid
- Danish Refugee Council
- Danske Hus i Palæstina
- Diakonia
- Embrace the Middle East
- Evangelical Lutheran Church in America
- HelpAge International
- Humanity & Inclusion – Handicap International
- Humanity First UK
- Insecurity Insight
- INSO
- Islamic Relief
- Japan International Volunteer Center (JVC)
- Médecins Du Monde France (MdM France)
- Médecins du Monde Switzerland (MdM Switzerland)
- MedGlobal
- Medico International
- Médicos del Mundo (Spain)
- Mennonite Central Committee
- National Justice and Peace Network England and Wales
- Norwegian People’s Aid
- Oxfam
- Pax Christi Flanders
- Pax Christi International
- Pax Christi München
- Pax Christi Scotland
- People in Need
- Plan International
- Premiere Urgence Internationale
- Rebuilding Alliance
- Saferworld
- Secours Islamique France
- Solidarités International
- Terre des Hommes Italy
- The Middle East Children’s Alliance (MECA)
- United Against Inhumanity
- Vento di Terra
- War Child Alliance