L’Assemblée d’orientation 2022 : une grande réussite !

Des participantes et participants à l’Assemblée d’orientation 2022 après la messe présidée par le cardinal Michael Czerny, S.J., le samedi 18 juin, à la basilique-cathédrale Sainte-Marie de Halifax, en Nouvelle-Écosse.

L’Assemblée d’orientation 2022 de Développement et Paix – Caritas Canada, tenue du 16 au 19 juin à Halifax, en Nouvelle-Écosse, a été une grande réussite ! Sous le thème Nourrir l’espoir, les participantes et participants – allant des membres de Développement et Paix, y compris des représentants jeunesse, aux membres du Conseil national et du personnel, aux représentants de nos partenaires internationaux et de nos organisations sœurs, ainsi qu’aux dirigeants de l’Église, notamment notre conférencier principal, le cardinal Michael Czerny, S.J. – ont contribué à une grande variété de discussions. Les sujets comprenaient le renouvellement du mouvement, la collecte de fonds et la solidarité avec les communautés marginalisées des pays du Sud, ainsi qu’avec les peuples autochtones du Canada. Le résultat final a été une feuille de route solide, composée de trois orientations générales et des priorités connexes (ci-dessous), pour guider notre mouvement au cours des cinq années à venir.

Mais il n’y a pas eu que des discussions d’affaires ! Tout le monde s’est bien amusé. Comme le montrent les photos, les participantes et participants ont beaucoup apprécié le souper festif passé ensemble le samedi soir, ainsi que l’occasion de se faire prendre en photo avec une découpe du pape François dans le photomaton. Les talents musicaux des employés, des invités et des membres ont été mis à l’honneur à plusieurs reprises pendant l’assemblée, comme lors de cette activité brise-glace. Puis, à en juger par le nombre de fois où tout le monde s’est mis spontanément à danser, on peut dire que « Jerusalema » de Master KG a été la chanson thème de l’Assemblée d’orientation 2022.

Discussions et débats animés

Lors de la soirée d’ouverture, les membres du panel Ensemble vers l’espoir – à savoir Mgr Pierre Goudreault, accompagné de la présidente de Développement et Paix, Brenda Arakaza, du directeur général, Carl Hétu, et de la chargée des programmes en Asie, Micheline Lévesque – ont partagé ce qui les motive à travailler pour Développement et Paix. Au cours des deux prochains jours, les discussions et les délibérations des personnes déléguées ont été inspirées et guidées par les conférences et les panels suivants.

Conférence principale : Des signes des temps de Vatican II à la synodalité des années 2020

  • Lors de sa conférence, le cardinal Michael Czerny, S.J., a souligné que vivre l’option préférentielle pour les pauvres n’est pas une question d’idées, mais d’entrer en contact étroit et authentique avec eux. Pour ce faire, nous devons métaphoriquement et littéralement marcher avec eux. Développement et Paix rend également disponible l’homélie que le cardinal Czerny a prononcée lors de la messe tenue le 18 juin à la basilique-cathédrale Sainte-Marie.

Renouvellement du mouvement

  • Lors de sa conférence, intitulée L’inclusivité et la grâce au sein d’un mouvement catholique, le Dr Lance Dixon, consultant en diversité et inclusion, nous a rappelé que pour être un mouvement vraiment inclusif, il faut faire un effort pour inviter des personnes de tous les horizons à s’impliquer.
  • Les membres du panel La voix des jeunes – à savoir Stéphanie « Taddy » Stringer et Aloysius Wong, deux jeunes délégués; Rebecca Rathbone, coordinatrice des programmes jeunesse de Caritas Internationalis; Fanny Schmit, assistante aux campagnes de la CIDSE; et Paul Turner, enseignant du Conseil scolaire du district de Niagara – ont souligné que les jeunes s’intéressent au travail de Développement et Paix mais ont parfois de la difficulté à s’impliquer. Parmi leurs solutions proposées, on peut citer le besoin d’être plus présent dans les écoles et les universités pour rejoindre les jeunes.
  • Carl Hétu et Geneviève Gallant, directrice des communications de Développement et Paix, ont offert des ateliers sur la prolongation de nos campagnes au-delà du Carême de partage et auprès de nouveaux publics.

Le mouvement mondial

  • Lors de sa conférence, intitulée Vivre l’Église des pauvres, Sr Jean Bellini de la Commission pastorale de la terre (CPT) a expliqué comment son organisation accompagne certaines des communautés les plus marginalisées du Brésil dans leur lutte pour des réformes garantissant leur accès à la terre.
  • Lors de sa conférence, intitulée Le triple nexus : aide, développement et construction de la paix, Aloysius John, secrétaire général de Caritas Internationalis, nous a rappelé que nous ne sommes pas des machines à faire des projets, que notre travail est animé par l’Esprit, et que nous devons donc être la voix des sans-voix.
  • Chan Ramy, directrice générale du Programme de développement de ressources pour les jeunes (YRDP) au Cambodge, n’était pas en mesure d’être présente mais a envoyé un message vidéo décrivant comment son organisation implique les jeunes.

Approches intégrales du développement

  • Les membres du panel Approches de l’autonomisation des femmes – à savoir Françoise Lagacé, théologienne; Aisha Francis, directrice générale de KAIROS; Mary Boyd, C.M., présidente du Conseil diocésain de Charlottetown; et Hélène Gobeil de l’AQOCI – ont exploré comment améliorer nos programmes en faveur des femmes. Par exemple, le discours de Françoise Lagacé a examiné la manière dont Jésus a inclus les femmes dans sa mission, et la signification de son approche pour des questions liées au partenariat et à la synodalité.
  • La Dre Olga Issa de Caritas MONA, qui n’était pas en mesure d’être présente, a envoyé un message vidéo mentionnant les défis que son organisation doit relever pour encourager les femmes à s’impliquer dans leurs communautés au sein d’une culture qui s’oppose à leur participation.
  • Lors de sa conférence, intitulée Ensemble pour la justice climatique, le Dr Isaac Asume Osuoka du Centre intégré de développement social (Social Action) du Nigeria, a exploré comment les activités des entreprises occidentales au cours des siècles ont façonné les réalités sociopolitiques et écologiques actuelles de l’Afrique.

La solidarité dans la réconciliation

  • Lors de sa conférence, intitulée Réflexions d’un aîné autochtone catholique, l’honorable Graydon Nicholas, C.M., O.N.-B., de la Première nation de Tobique, a fait part de ses réflexions sur la façon dont l’évangélisation a pris un mauvais tour et sur la nécessité d’enseigner dans les écoles l’histoire du système des pensionnats autochtones au Canada. Dans cette entrevue, il propose des moyens pour les gens ordinaires d’aborder la réconciliation.
  • Les membres du panel Le rôle de Développement et Paix dans la réconciliation – à savoir Genevieve Gallant; Ed Bianchi, gestionnaire de programmes de KAIROS; et Tashia Toupin, coordonnatrice de la justice sociale de l’Archidiocèse de Regina; avec une introduction par Andrea DeSouza, jeune déléguée – ont souligné que notre mission ne consiste pas seulement à appuyer nos partenaires dans les pays du Sud, mais aussi à former les Canadiennes et Canadiens aux causes de l’injustice, y compris chez nous. Nous devons donc nous renseigner sur l’histoire du système des pensionnats et aller à la rencontre de nos voisins autochtones afin de cultiver des relations avec eux. Comme nous l’a dit un délégué après les conférences sur la réconciliation :

J’ai appris l’importance de faire avancer notre relation avec les peuples autochtones du Canada, nos voisins, afin de faire quelque chose dans ce domaine. — Denis Vaillancourt, membre du conseil diocésain de Matane, Québec

Nos priorités pour les cinq prochaines années

Le dernier matin, à la suite d’un vif débat sur les thèmes et leur libellé, les personnes déléguées ont voté en faveur des trois orientations et des priorités connexes suivantes :

  • Orientation 1 – Renouveler le mouvement
    • Priorité 1.1 – Être un témoin prophétique de l’Enseignement social catholique au sein de nos communautés et dans le monde
    • Priorité 1.2 – Donner la priorité au mouvement jeunesse
    • Priorité 1.3 – Renforcer nos structures démocratiques

  • Orientation 2 – Vivre la synodalité
    • Priorité 2.1 – Marcher ensemble comme l’Église au Canada
    • Priorité 2.2 – Marcher ensemble dans nos réseaux locaux et mondiaux
    • Priorité 2.3 – Marcher ensemble avec les mouvements sociaux pour le changement structurel
  • Orientation 3 – Communautés intégrales pour l’écologie intégrale
    • Priorité 3.1 – Le climat et la justice écologique
    • Priorité 3.2 – Droits et leadership des femmes
    • Priorité 3.3 – Une société civile forte
    • Priorité 3.4 – Une approche « triple nexus »
    • Priorité 3.5 – Notre rôle dans la réconciliation [avec les Premières nations, les Inuits et les Métis du Canada]

L’expérience des membres

Dans leur rétroaction, de nombreuses personnes déléguées ont exprimé à quel point ils appréciaient cette occasion de se rencontrer en présentiel et d’avoir des discussions approfondies avec d’autres membres et des employés de toutes les régions du pays. Cela a renforcé leur sentiment d’appartenance au mouvement et les a enthousiasmés pour l’avenir. Les personnes déléguées ont également beaucoup aimé les interventions animées et amusantes du très talentueux personnel d’animation, sans parler des conférences et panels stimulants. La variété de présentations sur les questions que notre mouvement doit aborder – allant de la nature du partenariat au besoin de la réconciliation avec les peuples autochtones du Canada – a été très appréciée. Le sentiment d’appartenance à une communauté, la tribune donnée aux jeunes délégués et l’absence de hiérarchie à l’assemblée ont également été mentionnés comme des éléments positifs pour notre mouvement démocratique. Pour reprendre les mots d’une personne :

« […] j’avais l’impression que tout le monde marchait vraiment ensemble de façon synodale. — rétroaction anonyme

Bien sûr, quelques critiques constructives ont également été exprimées. Par exemple, il y a eu des problèmes d’ordre technique, mais surtout le temps alloué aux délibérations finales était insuffisant. Nous avons bien noté tous les commentaires, et la prochaine fois nous ferons mieux.

L’importance de cette assemblée

Cet automne, Développement et Paix va se pencher sur l’élaboration d’un nouveau plan stratégique, fondé sur les orientations et les priorités définies pendant l’Assemblée d’orientation 2022, qui façonnera notre travail au cours des cinq prochaines années. Cela dit, l’assemblée a aussi une importance pour nos membres en tant qu’individus. Comme nous l’a dit une personne à propos de l’assemblée :

Elle m’a donné les outils nécessaires pour parler de Développement et Paix de façon de positive et actualisée avec les curés de mon réseau d’action sociale. De plus, l’assemblée m’a permis d’élargir mon réseau, ce qui est crucial dans mon travail pour l’action sociale. — rétroaction anonyme

En somme, l’Assemblée d’orientation 2022 a été une excellente occasion pour nous en tant que mouvement – après plus de deux années de distanciation physique lié à la COVID-19 – de reprendre contact les uns avec les autres, de réaffirmer nos valeurs et de nous préparer à aller de l’avant, pleins d’énergie et d’enthousiasme pour l’avenir de notre mouvement. Nous tenons à remercier toutes et tous nos membres pour leur engagement et leur travail acharné ! Nous avons vraiment hâte de mettre en œuvre nos nouvelles priorités tout en poursuivant notre cheminement ensemble au cours des cinq prochaines années !

Orientation Assembly 2022

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