
Il serait prématuré de détourner l’attention de la Palestine car, malgré l’accalmie relative d’un massacre qui dure depuis deux ans et a fait près de 70 000 victimes, les conditions de vie restent précaires et Israël continue d’opprimer violemment les populations de Gaza et de Cisjordanie.
À Gaza, les forces d’occupation israéliennes ont tué quelque 280 Palestiniennes et Palestiniens depuis qu’elles ont accepté un cessez-le-feu le mois dernier (voir mise à jour en anglais). Cela a incité Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International, à déclarer : « Le cessez-le-feu risque de créer l’illusion dangereuse d’un retour à la normale pour les gens qui vivent à Gaza. Si les autorités et les forces israéliennes ont réduit l’ampleur de leurs attaques et autorisé l’entrée d’une aide humanitaire limitée à Gaza, le monde ne doit toutefois pas se laisser berner. Le génocide perpétré par Israël n’a pas pris fin. »
Pendant ce temps, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est également, les violences commises par les colons, les expropriations, les expulsions et les déplacements de la population se sont intensifiés. Depuis octobre 2023, les colons et les forces armées israéliens ont tué plus de 1 000 Palestiniennes et Palestiniens, dont un cinquième sont des enfants (voir communiqué en anglais).
Telles sont les dures réalités auxquelles est confronté Caritas Jérusalem, partenaire de longue date de Développement et Paix ― Caritas Canada. Mais il n’est pas e découragé pour autant.
Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, Caritas Jérusalem a publié une déclaration inspirante qui fait état d’« une réalité qui reste profondément fragile », réitère leur détermination à rester « aux côtés du peuple palestinien » et appelle « la communauté internationale afin qu’elle assure un soutien humanitaire durable et mette en place des plans de relèvement à long terme ».