Réflexion hebdomadaire du 25 février 2024, 2e Dimanche du Carême

Réflexion hebdomadaire - 2e semaine du carême 2024

Lectures  

Source : AELF (Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones)

Genèse 22, 1-2.9-13.15-18 
Psaume 115 (116b), 10.15, 16ac-17, 18-19 
Romains 8, 31b-34 
Marc 9, 2-10 


Je marcherai en présence du Seigneur sur la terre des vivants. 
– Psaume responsorial 115 (116b) 


Soigner la terre des vivants 

Par Randy Haluza-DeLay, animateur pour le centre de l’Ontario 

Les lectures d’aujourd’hui sont traversées par deux thèmes. Le premier est tiré du psaume responsorial 115 (116b): « Je marcherai en présence du Seigneur sur la terre des vivants ». 

Qu’est-ce qui fait qu’une terre est appropriée pour les vivants ? En d’autres termes, qu’est-ce qui en fait une terre habitable plutôt que, par exemple, traverser les ravins de la mort comme dans le Psaume 22 (23) ?  

S’agit-il encore de la terre des vivants lorsque les résidus miniers contaminent la terre ? Lorsque les agricultrices et les agriculteurs ont de la difficulté à cultiver les aliments qui permettraient de nourrir les gens et d’assurer leur propre subsistance ? Voilà quelques-unes des questions auxquelles répond le partenaire de Développement et Paix – Caritas Canada au Nigeria, Home of Mother Earth Foundation (HOMEF, la Fondation Santé de la Terre Mère), dans le but de sauvegarder la terre pour les vivants. 

Le deuxième thème est la notion de sacrifice et la manière dont elle évolue au fil des lectures. Dans le passage de la Genèse, Abraham croit qu’on lui a ordonné de sacrifier son fils. Mais Dieu a arrêté l’action du sacrifice. Le psaume mentionne le sacrifice d’action de grâce. Le passage de la lettre de saint Paul aux Romains renvoie à Abraham, soulignant que Dieu n’a pas épargné son propre Fils. Cela signifie que Jésus est le seul sacrifice nécessaire, et que le sacrifice n’est pas la fin de l’histoire. Après tout, Jésus est ressuscité des morts (Romains 8, 34). 

Mais que se passe-t-il si la terre et les personnes qui tentent de la parcourir avec le Seigneur sont elles-mêmes sacrifiées sur l’autel du profit ? HOMEF sait que la terre et les personnes qui y vivent ne doivent pas être sacrifiées. Au contraire, ses programmes veulent faire en sorte que la terre soit féconde et que les gens puissent bien y vivre comme Dieu l’a voulu, et où la création elle-même sera « libérée de l’esclavage de la dégradation, pour connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu » (Romains 8, 21). 

C’est pourquoi Développement et Paix – Caritas Canada travaille avec HOMEF et de nombreux autres partenaires de ce type dans le monde. Ils luttent pour aider la terre et les gens à prospérer. L’épanouissement signifie être en mesure de vivre l’abondance divinement désirée (Jean 10, 10). L’épanouissement signifie que la santé corporelle des gens est pleinement nourrie (sécurité alimentaire, eau propre) et soutenue (soins de santé) ; que leur esprit atteint son plein développement (éducation) ; que leur esprit peut s’épanouir (liberté religieuse) ; que leur famille prospère (bien-être économique) ; et que chacun peut utiliser pleinement les dons que Dieu lui a donnés dans un environnement caractérisé par la stabilité écologique, la participation des citoyen·ne·s et des systèmes électoraux équitables. 

Cependant, certaines forces s’opposent à ce que les gens puissent vivre dans un pays où il fait bon vivre. HOMEF a déterminé que dans le contexte nigérian, s’opposer à la pollution due à l’extraction du pétrole, protéger le système alimentaire et défendre les droits des agricultrices et des agriculteurs sont les principaux moyens d’assurer que les gens puissent « marcher devant le Seigneur » dans une « terre de vie », comme le Seigneur l’a voulu. 

Et cela nous ramène au sacrifice. Le Carême nous conduit à Pâques, lorsque Jésus a été sacrifié sur la croix, puis ressuscité d’entre les morts (Romains 8, 34). Le Carême nous rappelle également que « marcher en présence du Seigneur » exige certaines choses de notre part. Connaître les besoins des partenaires de par le monde nous rappelle que nous pouvons aider les sœurs et les frères qu’ils desservent à vivre sur une terre florissante, une « terre des vivants ». 

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