| Une mousson dévastatrice en Inde, au Népal, au Bangladesh et au Pakistan soulève de sérieuses questions sur l’impact des changements climatiques sur les pauvres. Depuis le début des pluies torrentielles en juin, au moins 1000 personnes sont mortes et plus de 3 millions ont été évacuées de leurs maisons.
« Bien que le bilan du dioxyde de carbone des pauvres ne soit qu’une fraction de celles des riches, ce sont les pauvres qui souffrent le plus des phénomènes climatiques extrêmes qui sont au moins en partie causés par l’augmentation des températures globales. L’Asie du Sud est très vulnérable à ces chocs climatiques car une grande partie de sa population vit déjà dans des conditions d’extrême pauvreté et n’a pas les moyens de faire face à ces désastres météorologiques », dit Mary Durran, chargée du plaidoyer et de la recherche à Développement et Paix. Le bilan du dioxyde de carbone est une mesure des émissions de gaz à effet de serre.
L’Inde est particulièrement à risque car près de la moitié de sa population compte sur les glaciers de la chaîne de montagne Himalaya comme source d’eau. Les températures croissantes font fondre les glaciers, causant des inondations. « Quand les glaciers auront fini de fondre, les populations feront face à la sécheresse », avertit Barbara Trachsel, chargée de programmes pour les secours d’urgence à Développement et Paix.
La mousson et les inondations dues aux glaciers ont détruit l’infrastructure et endommagé les récoltes dans le nord-est de l’Inde, ce qui aura un grand impact sur la production agraire du pays.
Développement et Paix a déjà envoyé 50 000 $ à son partenaire Caritas Inde afin de répondre aux besoins urgents d’habitations, d’eau, d’hygiène, de nourriture et de services médicaux. Le projet de Caritas Inde touchera 270 000 personnes dans le nord-est du pays.
D’après Varghese Mattamana, directeur général de Caritas Inde, «les inondations sont si massives que l’habitat est totalement altéré pour des décennies. Les eaux ont envahi les villages relativement sûrs, les terres cultivées, les champs, les immeubles et d’autres infrastructures.»
« La situation actuelle est telle que la population isolée n’a d’autre choix que de dépendre de l’aide extérieure pour sa survie. Les équipes Caritas oeuvrent toujours sur le terrain et cet appel au secours nous aidera à pourvoir à d’autres besoins urgents des survivants. »
Développement et Paix demande aux donateurs canadiens de contribuer généreusement à son fonds pour les inondations en Asie du Sud.
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