| Alors que des représentants des gouvernements et de l’Organisation des Nations Unies sont réunis à Rome pour le Sommet sur la sécurité alimentaire mondiale de la FAO, Développement et Paix joint sa voix à celles de plusieurs organisations de la société civile pour déclarer que « le monde n’a pas besoin des mêmes remèdes ».
Dans un document conjoint émis le 23 mai, les organisations affirment que la crise alimentaire actuelle est le produit de plusieurs décennies de mauvaises politiques internationales, toujours en vigueur aujourd’hui.
« Nous souhaitons alerter l’opinion publique internationale à l’impact potentiellement négatif de certaines propositions à moyen et à long terme des Nations Unies, telles que la promotion d’une agriculture capitalistique en Afrique, la prétendue « révolution verte » et l’accélération de la dérégulation du commerce, avec la conclusion de la conférence de Doha », indique le rapport.
Ces organisations estiment qu’un système de production alimentaire basé sur les droits humains, la participation et l’accès aux ressources productives est nécessaire pour surmonter les injustices endémiques à l’actuel système économique et politique mondial.
« Le besoin de nourrir les gens d’une façon durable doit être une priorité, avant toute autre considération », dit Gilio Brunelli, directeur du Service des programmes internationaux à Développement et Paix.
Depuis plus de quarante ans, Développement et Paix appuie des centaines de partenaires dans le Sud qui travaillent pour atteindre la souveraineté alimentaire par la redistribution des terres, le développement durable et d’autres projets d’autonomisation économique. L’organisme demande aussi au gouvernement canadien qu’il fasse pression auprès de l’Organisation mondiale du commerce et d’autres membres de la communauté internationale afin que soient adoptées des politiques en faveur des pauvres.
Développement et Paix publiera sa propre analyse de la crise alimentaire mondiale ce mois-ci, avec l’apport de ses partenaires. |